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Petit Paradis Perdu ...

mardi 23 septembre 2008

Le courage

Les critiques, qui ne manquent jamais lorsqu’on réalise une œuvre, ne doivent pas nous irriter ni nous arrêter. Ce sont nos meilleures auxiliaires, même lorsqu’elles ne sont pas tout à fait justifiées. Elles nous font connaître nos défauts, nos faiblesses, nos imperfections. Et, si elles sont volontairement et injustement malveillantes, opposons leur l’indifférence, voire quelque paisible bienveillance, et nous nous épargnerons ainsi d’inutiles tourments, car, au fond, il ne s’agit là que de très puérils soucis. De même, en face de l’adversité due à la malignité humaine, et, par conséquent, généralement partiale, il convient de faire preuve de résignation et de fermeté et se dire que l’épreuve grandit celui qui la subit avec courage cependant que l’injustice finit par retomber sur celui qui l’a commise. Ce qui signifie également, et ceci s’applique à toutes les occasions où la méchanceté peut s’exercer, que l’on ne répondra pas à la malignité humaine par le désir de vengeance car se serait fournir à l’adversaire une sorte d’excuse à ses méfaits. Ses actes agressifs deviendraient, en effet, non une lourde initiative dont il doit porter toute la responsabilité morale, mais de simples épisodes dans un échange d’hostilités, une phase particulière dans une guerre réciproque. Ne pas répondre à l’offense, c’est refuser au coupable la justification de la lutte et c’est l’enfermer dans un sentiment de culpabilité. Il est d’ailleurs curieux de constater combien cette attitude éveille de déception et de fureur chez les agresseurs. En tout cas, agir de la sorte, affermit et accroît notre volonté. Et, bien entendu, si l’on est victime de critiques ou de manœuvres injustes, on ne se laissera pas aller à la colère, car la colère est une faiblesse. Elle est le propre des caractères débiles et c’est pourquoi on l’observe souvent chez les enfants, chez les vieillards et chez les déséquilibrés. En revanche, la douceur est une grande puissance. Elle permet le calme examen des évènements et des choses, elle donne de la clairvoyance au jugement et elle conduit à des décisions réfléchies et pondérées. Elle est le fait de l’homme qui, en toute circonstances, garde la possession et la maîtrise de soi. Des obstacles imprévus, avons-nous dit, peuvent surgir dans l’exécution de toute œuvre, qu’elle soit une très humble tâche ou une importante réalisation. Mais il faut songer à leur possibilité de sorte qu’ils surprendront moins s’ils apparaissent inopinément. Si un premier effort ne peut les abattre, il ne faut pas se décourager, mais il faut persister dans la lutte. Pour l’homme volontaire, ou pour l’homme qui désire accroître son énergie, les obstacles qui se présentent constituent la matière de son action, l’occasion lui permettant de combattre l’adversité et de développer ainsi sa volonté. Enfin, les échecs sont pour lui des enseignements. A la base de toute vie active, il faut placer l’espoir qu’il convient de fortifier sans cesse, c’est de lui que dépend en grande partie la réussite.

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